Vidéosurveillance, vidéoprotection: le Maire change enfin d'avis ! - (24 septembre 2009)

2008-2009. Jamais Asnières n’avait eu à connaître une telle explosion de la criminalité et de sa délinquance. Agressions, vols, cambriolages, attroupements de bandes en tous genres, tapages, violences, squats, détériorations de biens (incendies volontaires, etc.), emplissent depuis un peu plus d’un an les colonnes de faits-divers de la presse quotidienne, qui égrène jour après jour le nombre des blessés, malheureusement aussi des morts, qui rendent compte s'il en était besoin de l’inaction partisane et du désintérêt du Maire pour la sécurité de ses concitoyens.

Depuis un an, je ne cesse d’alerter, à grand renfort de courriers, d’interpellations en Conseil municipal, un Maire jusque-là resté aux abonnés absents.

Aujourd’hui, nous apprenons par voie de presse que Monsieur PIETRASANTA décide enfin de revoir le développement de la vidéoprotection qui couvre notre ville. Enfin !

Mais la vidéoprotection n’est pas un gadget à donner aux Asniérois comme on donnerait un os à ronger à des canins parce qu’ils se mettraient à grogner de mécontentement. Il faut dépasser les bonnes intentions.

Pour lutter efficacement contre la délinquance et sécuriser l’espace public, la vidéoprotection répond à une double vocation.

D’une part, la vidéoprotection participe d’un besoin spécifique, souvent exprimé par les circonstances et les chiffres, de doter un quartier, une rue, d’une caméra de vidéosurveillance. Elle facilite ainsi l’identification des individus qui passent à l’acte. Elle permet aux forces de police de repérer en temps réel les atteintes à la sûreté ou à l’ordre public pour déclencher au plus vite leur intervention, ou si besoin, l’engagement des secours. Enfin, elle dissuade les personnes malveillantes de commettre des agissements inciviques, délictueux ou criminels. Tout cela est connu depuis de longues années, par l’expérience autant que par les études.

Mais plus encore, elle participe d’une stratégie globale, pensée longtemps en amont, et d’une certaine vision de la société sur le bien-être de la population prise dans son ensemble, et les moyens de la protéger contre les délinquants ou tout autre voyou. La sécurité et le droit d’aller et venir sans danger restent la première des libertés. C’est en tout cas ce que, de mémoire, rappelle l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés ».

Car la vidéoprotection ne peut pas tout. Elle n'est pas une recette miracle. Tout au plus constitue-t-elle un élément important parmi d'autres qui permettent de faire reculer l'insécurité en améliorant la qualité de vie de nos concitoyens et la sécurité de notre territoire.

Je prône pour ma part une vraie réflexion sur les besoins de notre ville, en termes de moyens, d’effectifs et de budget. J’appelle de mes vœux des réponses à la hauteur des besoins d’Asnières, à la hauteur des besoins de tous les Asniérois.

Avec vous, et pour vous!


Commentaires

1. Le vendredi 25 septembre 2009 à 10:26, par SOURIS

Lorsque l'on sait que les effectifs de la police municipale ont subi une baisse de 20%, il ne semble pas y avoir urgence à les remplacer pour la majorité de gauche en place. Ce d'autant plus que selon le maire adjoint en charge de la sécurité, le recrutement des agents manquants est en cours et que cela se fera "en son temps". Mais il y a vraiment urgence !!!! Et que font-ils ?
Asnières ça craint maintenant .

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.

Email :

Archives